Bordeaux compte des milliers d’échoppes, ces maisons basses de plain-pied à façade en pierre de taille calcaire, construites du Second Empire à 1926. Leur toiture a une particularité qui change le travail : deux pentes dissymétriques couvertes en tuiles, avec une ligne de faîtage parallèle à la façade.
Deux conséquences concrètes. La première, les murs pignons sont mitoyens : une rive descellée fait couler l’eau dans l’épaisseur d’un mur partagé, donc chez le voisin autant que chez vous, et l’échafaudage suppose souvent son accord. La seconde, les rues d’échoppes sont étroites et alignées : la manutention se fait à la main sur plusieurs dizaines de mètres, et cela se chiffre sur une ligne à part.
L’échoppe n’est pas partout. La source la documente à Bordeaux, à Bègles, à Pessac, et signale qu’à Mérignac le centre-ville en a perdu lors des travaux du tramway. Ailleurs dans la couronne, le bâti est autre chose, et le chantier aussi.